Tableau en marqueterie réalisé par
Armande et Geoffroy de Bazelaire
à l'occasion du centième anniversaire
de la Galerie Berger. ( 1905 - 2005 )


Membre de




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La Galerie Berger
participera au 64ème Salon 
des Antiquaires de Belgique

Brussels Art Fair & Antiques
du 26 janvier au 3 février 2019


Gallery Berger will take part 
to the 64th BRAFA
 
Brussels Art Fair & Antiques
from 26th January to 3rd February 2019


Stand 105C

 Grand Lustre "aux Cygnes"
 
attribué à Antoine-André Ravrio


Réf. 1947

Grand Lustre "aux Cygnes"
en bronze ajouré très finement ciselé et doré.


Il éclaire par seize lumières sur deux rangs 
réunies par une couronne.


Il présente une riche ornementation à motifs 
de palmettes, rosaces, vases à l'antique,



feuilles d'eau et feuilles d'acanthe
et est orné, dans sa partie inférieure, 
de couronnes laurées enserrant des amours
chevauchant des cygnes avec,
au centre, une rosace se terminant
par une pomme de pin stylisée.




André Ravrio
(23 octobre 1759 - 4 octobre 1814)

Reçu Maître Fondeur en 1777

http://galeriebergerlexique.blogspot.com/search/label/RAVRIO%20Antoine-Andr%C3%A9

Époque Empire

Hauteur 115 cm
Diamètre 78 cm




Notice

Si le cygne est surtout connu comme l'animal choisi par Zeus pour séduire Léda, il est aussi l'attribut d'Apollon depuis que, le jour de sa naissance, ces oiseaux sacrés vinrent voler autour de l’île de Délos où s'était réfugiée sa mère Léto, et en firent sept fois le tour. Ce sont eux qui tirent le char offert par Zeus à Apollon et parfois ils remplacent les traditionnelles colombes de celui de Vénus.

Les représentations du cygne comme motif ornemental sont très fréquentes dans l'art romain, puis il disparaît au Moyen Age avant de réapparaître presque exclusivement dans le mythe de Léda ; il s'impose comme une figure majeure à partir du Consulat dans des circonstances qui restent imprécises. On sait que Joséphine en commande plusieurs pour le parc de Malmaison, y compris des noirs provenant du détroit de Bass, sans pour autant qu'il faille y voir le moindre sens symbolique d'identification de l'Impératrice avec l'animal apollinien, comme on l'a trop souvent affirmé ; à la même époque les cygnes ornent le lit de Mme Récamier conçu par Louis-Martin Berthault en 1800 et sa vogue se répand dans le mobilier ; on le retrouve à l'hôtel de Beauharnais à Paris, dans le programme iconographique apollinien commandé par le prince Eugène en 1803. Le cygne est omniprésent dans l'art décoratif pendant tout l'Empire avant de disparaître à la Restauration.

Animal élégant et ambigu, volant et nageant, considéré comme voluptueux, le cygne jupitérien amoureux de Léda doit probablement à la blancheur très pure de son plumage et à la courbure de son col, comparable à celui d'une femme, d'avoir également été un symbole de séduction féminine ; l'androgynie tout aussi ambiguë d'Apollon n'interdisait pas de le considérer comme son attribut et le motif du cygne portant un collier de perles, parfois à double rang, illustre cette féminisation. 

Comme allégorie de l'Amour il est présent dans de nombreuses typologies d'objets mobiliers et lorsqu'il apparaît dans l'ornementation d'un luminaire, comme ici sur notre lustre, il représente Apollon, dieu solaire qui vainc la nuit. Dans un autre cas, comme celui d'une pendule, il incarnerait la lutte de l'amour contre le temps...

Table "à Glissière"
formant écritoire


 

Réf. 1798

Belle Table "à Glissière",
de forme rectangulaire à angles arrondis,
en marqueterie de bois précieux
à décor dit "à la Reine".


 

Elle ouvre, en façade, par un tiroir formant écritoire
et repose sur des pieds cambrés à facettes.


 

Elle est ornée d'une belle marqueterie "à la Reine"
à motifs de fleurons sur fond de quadrillage,
sur le plateau, et d'une frise de vagues, en ceinture.


 

Elle présente une belle ornementation
de bronze ciselé et doré telle que :
galerie moulurée, chutes d'angle
et sabots feuillagés.

Époque Transition vers 1770 - 1774

Largeur 69 cm
Profondeur 43.5 cm
Hauteur 73 cm
Paire de Coins de Feu

attribués à Claude-Louis Burgat


Réf. 1940

Rare paire de Fauteuils dits "Coins de Feu"
en bois de hêtre mouluré et ciré.


Les dossiers "en cabriolet", de forme chantournée, 
sont prolongés par des accotoirs
supportés par des consoles en retrait.


L'assise, de forme circulaire, repose 
sur des petits pieds cambrés 
se terminant en volute.


Claude-Louis Burgat
(1717 - avant 1782)

Reçu Maître en 1744

Époque Louis XV, vers 1750 - 1755

Largeur 72 cm
Hauteur 87 cm
Profondeur 67 cm


Notice

Par rapprochement avec une bergère estampillée de Burgat, que nous avons eu par le passé, il est possible d'attribuer notre paire de Coins de Feu à ce même menuisier en sièges.


Tant sur le plan de la forme générale, que sur celui de l'ornementation, ici réduite à sa plus simple expression, bien des points communs nous autorisent à penser que la bergère et nos coins de feu auraient pu faire, initialement, l'objet d'une même et seule commande...

On observe, en effet, un dossier de forme chantournée, avec les mêmes épaulements, une ouverture des accotoirs comparable, des consoles d'accotoirs en retrait se trouvant très en arrière, un départ des têtes de pied orné de la même figure en éventail et un jeu de moulures simples.

Autant d'éléments, qui nous permettent de dater ces sièges d'une période d'assagissement suivant le courant rocaille, aux alentours des années 1750 - 1755


Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002 

L'Estampille - L'Objet d'Art N° 282
Juillet - Août 1994
(pages 38 à 51)


"Le Siège Français"
  Madeleine Jarry
  Pierre Devinoy
  Office du Livre, Fribourg - 1973


Pendule "à la Montgolfière"
 

Réf. 1974

Très belle Pendule, dite "à la Montgolfière",
en marbre blanc et bronze doré.

Le cadran, inscrit dans le ballon,
est surmonté de deux couronnes de laurier en fleurs transpercées par un arc et deux flèches.

Le support, de type portique, est constitué 
d'une torche et d'un carquois.

La base, de forme polylobée, 
est cerclée d'une galerie ajourée 
et repose sur des petits pieds toupie.

Elle présente une très belle ornementation,
dans le goût néoclassique, à motifs de rangs de perles, chaînettes, cœurs, cannelures rudentées,
feuilles de laurier, frise et guirlandes feuillagées.

Le mouvement de Rilliet à Strasbourg,
d'une durée de marche de huit jours,
 sonne les heures et les quarts
au passage sur deux cloches.

Le cadran émaillé blanc indique
les heures en chiffres romains
et les minutes en chiffres arabes, 
par tranches de cinq.

Les aiguilles en cuivre repercé sont recouvertes
d'argent et entièrement serties de perles.

Gabriel Rilliet
(1737 - 1807)

https://galeriebergerlexique.blogspot.com/search/label/RILLIET%20Gabriel

Époque Louis XVI

circa 1784 / 1785

Hauteur 51 cm
Largeur 36 cm
Profondeur 13.5 cm


Notice

Notre pendule "à la Montgolfière" est d'un modèle rarissime, fabriqué sur une période très courte (1784 - 1785), dont seuls quatre autres exemplaires sont répertoriés à ce jour. 

Deux d'entre-eux sont récemment passés en vente : le premier, de Festeau le Jeune à Paris (ancienne Collection Jacques Dumont-Valdajou), vendue chez Christie's à Paris, le 21 juin 2006 (lot 324), pour la somme de 78 000 euros (frais compris)


et le deuxième, de Léchopier à Paris, vendue chez Maître Briscadieu à Bordeaux, le 12 mai 2012 (lot 129), pour la somme de 52 000 euros (sans les frais).


Notre pendule, portant la signature de l'un des plus importants négociants en horlogerie de l'époque en Alsace, est de fabrication neuchâteloise pour sa mécanique et parisienne pour son cabinet.

Son mouvement offre une réserve de marche de huit jours. Il comprend des platines de forme ronde en laiton, à deux ressorts de barillet et deux corps de rouage ; un train du temps, dit rouage horaire, avec un échappement à roue de rencontre, dit à verge ; une suspension à fil de soie et un balancier pendulaire (tige en acier et lentille en laiton doré au mercure) ; un train de sonnerie avec chaperon pour les heures et les quarts, frappées par deux manteaux sur deux cloches d'airain (un coup pour chaque heure écoulée et un double coup pour chaque quart d'heure écoulée).

Il n'est en effet pas rare que, pour les objets de luxe de cette époque, le revendeur, souhaitant offrir le meilleur à ses clients, s'adressait aux meilleurs artisans. Pour les pendules, l'élite des ateliers se trouvait à Paris ou dans les montagnes neuchâteloises : La Chaux-de-Fonds et Le Locle étaient particulièrement réputés pour leurs mouvements à complications ou à musique. Pour les montres, les grands horlogers se trouvaient à Paris et à Genève et pour les cabinets, c'est à Paris que se trouvaient les ébénistes et les bronziers les plus renommés...

C'est ainsi que le mouvement de notre pendule est issu d'un atelier neuchâtelois et qu'il est possible de l'attribuer à l'atelier de Pierre Jaquet-Droz (1721 - 1790) ou à celui fondé par Josué Robert (1691 - 1771). Les familles Jaquet-Droz et Robert, liées par des alliances matrimoniales, ont comme on le sait, profondément marqué l'histoire de la pendule neuchâteloise au XVIIIe siècle, tout comme les Frères Huguenin...


A fine Mantel Clock
"à la Montgolfière"

A fine and rare ormolu and white marble quarter
striking mantel clock in the form
of an early hot air balloon

Rilliet à Strasbourg

Circa 1784 - 1785

The 4.5 inch signed enameld dial with 
black Roman and Arabic numerals 
and seed-pearl set hands set into
the center of the oval balloon apparently floating
between two side-supports,
the left modelled as a flaming torch,
the right as a quiver of arrows,
the balloon itself applied with bands of beading
and supporting the fancy basket below
containing a seated couple, each waving a flag, 
all on a shaped tri-form base with applied border
and mounts on turned feet, the large circular movement
with silk suspension to a sunburst pendulum,
with rack mounted on the backplate
sounding the hours and quarters
on a pair of graduated bells and hammers.

Height 20 in.
Width 14 1/4 in.
Depth 5 1/4 in.

Notes 

Balloon travel in the 1780s inspired contemporary artists to celebrate and commemorate the momentous event of Man leaving the orbit of his time.

an identical model (but with plainhands) is illustrated in Kjellberg, La Pendule Française, p. 208, plate A, although there are perhaps half a dozen different models known that depict slightly different combinations of balloon, baskets and supports.

Bibliographie

"Encyclopédie de la Pendule Française"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 1997
 


"Les Ouvriers du Temps"
  Jean-Dominique Augarde
  Antiquorum Editions - 1996


"Les plus belles Pendules Françaises"
  Éditions Tardy, Paris - 1994


 
Paire de Grandes Encoignures
en Laque

attribuées à Jacques Dubois


Réf. 1959

Paire de grandes Encoignures,
de forme galbée, en laque de Chine 
et vernis européen.


Elles ouvrent, respectivement, par une porte 
et reposent sur des montants chantournés
prolongés par des petits pieds cambrés.


Elles présentent un très riche décor
à motifs de pagodes animées 
de personnages dans le goût rocaille.


Elles comportent une très belle ornementation
de bronze très finement ciselé et doré telle que : 
chutes d'angle, descentes de chute, sabots,
entrées de serrure et tablier feuillagé. 



Dessus de marbre Sarrancolin

Jacques Dubois
(vers 1693 - 23 octobre 1723)

Reçu Maître, le 5 septembre 1742

http://galeriebergerlexique.blogspot.com/search/label/DUBOIS

Largeur 79 cm
Profondeur 59 cm
Hauteur 107 cm

Secrétaire en Laque

par Pierre-Harry Mewesen


Réf. 1960

Exceptionnel Secrétaire dit "en Armoire",
de forme rectangulaire à ressauts
et pans coupés, en placage de bois précieux
et panneaux de laque.




Il ouvre par un tiroir, dans sa partie supérieure,
par un abattant central découvrant 

 
cinq casiers et cinq tiroirs et
par deux vantaux, dans sa partie inférieure, 
découvrant un intérieur aménagé
comportant deux casiers et deux tiroirs.


Il repose sur des montants à pan coupé 
ornés de cannelures simulées.


Ses trois faces sont ornées de panneaux en laque 
à décor de paysages lacustres dans des encadrements. 




Il présente une riche ornementation
de bronze très finement ciselé et doré telle que :
frises à entrelacs et fleurons, triglyphes à gouttes,
guirlandes de tors de laurier, moulure à ressauts,
entrées de serrure, rosaces et tablier feuillagé.

Dessus de marbre blanc veiné


Estampille de Pierre-Harry Mewesen

Reçu Maître, le 26 mars 1766

 http://galeriebergerlexique.blogspot.com/search/label/MEWESEN%20Pierre%20Harry

Époque Louis XVI

 vers 1780

Largeur 92 cm
Profondeur 41.5 cm
Hauteur 143.5 cm