Tableau en marqueterie réalisé par
Armande et Geoffroy de Bazelaire
à l'occasion du centième anniversaire
de la Galerie Berger ( 1905 - 2005 ).

 Portrait en tapisserie fine
"Le Petit Boudeur"

par Cozette, d'après Greuze

Réf. 2182

Portrait tissé, de forme ovale,
en laine et soie représentant
un Enfant mutin qui par humeur
renforce la tête dans les épaules

(Catalogue historique du cabinet de peinture
et sculpture française de M. de La Live, 1764, p. 35)

Inscriptions "Greuze pxit / Cozette exit 1775"

Manufacture des Gobelins

Cadre à moulures en bois doré d'origine orné
d'un double rang de perles et de feuilles d'eau

Début de l'époque Louis XVI

Dimensions (à vue)

Hauteur  45.5 cm
Largeur 38.5 cm

Dimensions (cadre)

Hauteur 57 cm
Largeur 49.5 cm

 

Notice

Les Gobelins connaissent au XVIIIe siècle une prospérité et une créativité inégalées, qui en font la première manufacture d’Europe. Sa production est considérable avec une quarantaine de tentures nouvelles, toutes composées de plusieurs pièces, soit quelque mille sept cents tapisseries, tissées en un siècle. Ce succès est dû au regroupement par Colbert en 1662, en un seul lieu, des différentes manufactures de Paris, à leur direction par des gens de talents tels Pierre-François Cozette, Jacques Neilson ou Michel-Henri Cozette, au progrès des teintures et aux améliorations des métiers à tisser, comme celles apportées par Vaucanson aux métiers de basse lisse (horizontaux). Les tapisseries sont des œuvres à admirer et à offrir. Elles vont orner les grandes demeures d’Europe, parfaitement intégrées au décor intérieur.

Pierre-François Cozette (1714 - 1801) est considéré comme l'un des plus grands réalisateurs de tapisserie de son siècle. Il dirige l'atelier de basse lisse (1733), puis devient entrepreneur de l'atelier de haute lisse (1742).

Son fils, Michel-Henri (1744 - 1822), lui succède et il leur arrivera, à de maintes reprises, de conduire des commandes prestigieuses.

Le portrait que nous présentons a été tissé au format d'après le tableau original peint par Jean-Baptiste Greuze pour le collectionneur Ange-Laurent La Live de Jully (1725 - 1779).

Ce tableau est décrit, ainsi, dans le catalogue qu'Ange-Laurent La Live de Jully consacra, en 1764, à sa collection : "un petit tableau de Greuze, appelé Petit Boudeur, sur toile, de seize pouces et demi de haut sur quatorze de large. Il représente un Enfant mutin qui par humeur renforce la tête dans les épaules ; il est difficile de mettre plus de vérité dans une tête, et de lui donner une expression plus juste".

On sait que La Live était très lié à Greuze, dont il facilita la réception à l'Académie en 1755 et dont il lança la carrière en lui commandant des peintures devenues célèbres et, en tant qu'introducteur des Ambassadeurs à Versailles, en lui obtenant, aussi, de nombreuses commandes royales.

La Live possédait une dizaine de peintures de Greuze, dont : "le portrait de La Live de Jully jouant de la harpe" exposé au Salon de 1759 et aujourd'hui conservé à la National Gallery de Washington et "Un enfant qui s'est endormi sur son livre" (salon de 1755, Musée Fabre de Montpellier), autre témoignage du regard tendre et unique que Greuze portait sur les jeunes.

Un autre collectionneur tout aussi prestigieux, en la personne de Nicolas Beaujon (1718 - 1786) qui, devenu banquier du Roi et de la Cour acheta, en 1773, l'Hôtel d'Evreux (actuel Palais de l'Elysée), où il réuni une très belle collection, dont un ensemble important de portraits royaux tissés aux Gobelins par Cozette, dès 1771, au nombre desquels on peut citer le portrait de Louis XV, d'après Louis-Michel van Loo, celui de Marie Leczinska d'après Jean-Marc Nattier et celui du dauphin, futur Louis XVI, d'après Louis-Michel van Loo.

Cette série des portraits royaux tissés par Cozette fut complétée, en 1774, par le portrait de Marie-Antoinette d'après François-Hubert Drouais, dont il réalisa trois versions : la première destinée à Nicolas Beaujon, la deuxième pour le roi et, enfin, la troisième pour le duc de Penthièvre, qui l'offrit personnellement à la princesse de Lamballe.

Bibliographie

  Catalogue de l'exposition
"Les Gobelins au siècle des lumières.
  Un âge d'or de la manufacture royale"
  Paris, 2014

"Catalogue historique du cabinet de peinture et sculpture française
  de M. de La Live"
  1764, p. 35
  La Live de Jully

"Oeuvre de J.-B. Greuze, catalogue raisonné"
  Paris, 1908, p. 30, n° 433
  J. Martin

 Table de Salon "à Glissière"
formant écritoire

Réf. 2209

Très belle Table de Salon "à Glissière",
de forme mouvementée, en placage de bois de rose
marqueté en feuilles et réserves à filets d'amarante.

La ceinture "en doucine" ouvre, en façade, par un tiroir
formant écritoire et repose sur des pieds cambrés à facettes.

Elle présente une belle ornementation de bronze
finement ciselé, ajouré et doré telle que :
galerie à gorge, entrée de serrure feuillagée,
chutes d'angle à fleurettes et sabots.

Époque Louis XV

Largeur 98 cm
Profondeur 52 cm
Hauteur 71 cm

Coupe montée
en porcelaine Imari du Japon


Réf. 2174

Coupe, de forme circulaire polychrome
ornée d’un éventail et de fleurs de chrysanthème.



Monture en bronze doré

Japon, période Edo 

Fin du 17ème / Début du 18ème siècle

Diamètre 25.5 cm
Hauteur 10 cm

 Henri IV et Sully

par Rosset Père
(1706 - 1786)

Réf. 2172

Paire de petits Bustes en ivoire
très finement sculptés représentant
Henri IV, roi de France et de Navarre (1553 - 1610)
et son ministre, Maximilien de Béthune,
duc de Sully (1559 - 1641)

Ils portent l'un et l'autre la signature
de Rosset Père à Saint-Claude
et sont datés de 1771
(date de son installation à Paris)

Ils reposent sur des colonnes
tronquées en albâtre.

Hauteur 22 cm

 

Bibliographie

"Un atelier parisien au temps des lumières,
  les Rosset : sculpteurs, ivoiriers et Peintres Comtois à Saint-Claude
  dans le Jura au XVIIIe siècle"
  Marie-Liesse Pierre
  Art et Histoire de l'Art, Université de Strasbourg - 2013

"Les Rosset, un atelier jurassien au temps des Lumières"
  Catalogue de l'exposition
  Dôle, MBA, 24 novembre 2001 - 10 février 2002
 

 Paire de Fauteuils
"à coiffer"

par Jacques Chéneaux

Très rare paire de Fauteuils "à coiffer"
à dossiers "en écu", en bois
de hêtre mouluré,
sculpté, peint et réchampi.

La traverse supérieure du dossier
légèrement échancrée de manière à ce que
le cou reste dégagé, les consoles d'accotoirs en retrait
et les pieds, de type fuseau, à cannelures rudentées.

Ils présentent un décor peint et réchampi
imitant le treillis et comportent leurs manchettes
et leurs carreaux en cuir vert d'eau d'origine.


Estampille de Jacques Chéneaux
(mort vers 1782)

Reçu Maître, le 24 mai 1756

Époque Louis XVI

Hauteur 91 cm
Largeur 57.5 cm
Profondeur 53 cm

Provenance

Résidence du Duc et de la Duchesse de Windsor
"Château Le Bois" rebaptisé
"Villa Windsor"


 Gong en Bronze doré
"au Bouddha"

Vendu

Rare Gong en bronze doré
très finement ciselé et doré.

La cloche en bronze à patine brune
est suspendue à un portique à double montant
imitant le bambou sur lequel est perché un perroquet.

La base, composée d'une coupelle en laque rouge
de forme circulaire, repose sur des supports rocailleux
desquels émergent des roseaux. 

Un bouddha coiffé d'un chapeau
en porcelaine de couleur aubergine
est assis en son centre.

Travail de Marchand-Mercier

Paris, milieu du 18e siècle

Hauteur 38 cm
Diamètre 23 cm

 

La coupelle en laque de Kishu Shikki de la période Edo (1600 - 1868)
Milieu du 18e siècle

Lieu de production : Kishu
Artisan laqueur : San Iwa Hashi
 

Le bouddha en porcelaine de Chine de la période Kangxi (1662 - 1722)
Première moitié du 18e siècle

 


Notice

Les objets en laque de Kishu Shikki ont connu un essor considérable tout au long de la période Edo (1600 - 1868). Ce type de laque, reconnaissable par sa simplicité et sa solidité, pouvait être utilisé de manière quotidienne.

Les décors les plus courants étaient le Kuroe-nuri et le Negoro-nuri. Ils étaient le plus souvent appliqués sur des objets ou ustensiles à usage domestique dans la vie courante.

Malgré l'apparence d'une relative simplicité, ils requéraient plusieurs étapes de fabrication pouvant comprendre, dans certains cas, jusqu'à 50 ou 70 stades, tels ceux du tournage sur bois de cyprès japonais (Chamaecyparis Spach), du revêtement, du décor et du séchage, qui  pouvait durer environ 3 mois...

 Pélican
en acier damasquiné

Grand Pélican
en acier damasquiné.

Il est représenté debout
avec la tête inclinée vers le bas
et présente une très riche ornementation
à motifs répétés de filigranes d'argent.

Iran, période Kadjar

Fin du 19e siècle

Hauteur 63 cm
Hauteur avec socle 71 cm

 Table à Jeux
en Vernis européen

 

Rare Table à Jeux,
de forme rectangulaire,
à décor de vernis européen.

Le dessus réversible présente,
d'un côté, un jeu de dames et,
de l'autre, un jeu de trictrac
gainé de cuir polychrome.

L'intérieur laisse découvrir
un rare jeu de l'Oie, en deux versions, relatant

"l'Histoire chronologique des Rois de France
depuis le Roy Pharamond jusqu'au Roy Louis XV"
et
"les Principaux Evénements arrivés en France depuis l’Etablissement de la Monarchie jusqu'à present"

Elle présente un très beau décor traité
en vernis européen à décor de feuillages,
fleurs et papillons.


Époque Louis XV

Largeur 79 cm
Profondeur 67 cm
Hauteur 72 cm

Paire de Guéridons
en bronze doré

attribués à Andreï Voronikhin



Rare paire de Guéridons à deux plateaux,
de forme circulaire, en bronze
très finement ciselé et doré.

Ils reposent sur un piétement tripode,
dont les montants "en torsades",
sommés d'une tête d'aigle,

sont réunis par une entretoise,
ornée d'une pomme de pin feuillagée,
et terminés par des pieds griffes à roulettes.

 
Dessus et plateaux intermédiaires
coiffés de marbre blanc moucheté de gris.

Travail russe de la fin du 18e ou du début du 19e siècle

Diamètre 47 cm
Hauteur 69 cm

 


Notice

Notre paire de guéridons pourrait tout à fait être rattachée à un groupe de guéridons attribués au célèbre architecte et ornemaniste Andreï Voronikhin (1759 - 1814) qui, pour leur réalisation, faisait appel à Friedrich Bergenfeldt (1768 - 1822), l'un des plus fameux bronziers, actif à Saint Petersbourg aux alentours de 1800. C'est ainsi que Voronikhin et Bergenfeldt collaborèrent  à de nombreuses occasions, en particulier à Pavlovsk qui dû être redécoré au lendemain de l'incendie de 1803.

Un corpus peut être, dès lors, établi à partir des différents exemplaires figurant dans les résidences impériales ou passés en ventes : 

- Un guéridon à dessus de porcelaine daté de 1798 à Pavlovsk (illustré dans "Russian Furniture" Antoine Chenevière, Londres 1988 p. 29, fig. 13)

- Une paire de guéridons illustrés dans "Antique Collector" (juin 1991)

- Un guéridon à dessus d'un verre bleu à Pavlovsk (illustré dans "Russian Empire" A. Gaydamak, Moscou, 2000, p. 64)

- Un guéridon, de plus grande dimension, à Gatchina (illustré dans "Applied and Decorative Arts at Gatchina Palace Museum" St Petersbourg, 1991)

- Un guéridon provenant de la Collection Jacques Doucet vendu à Paris, le 7 juin 1912 (lot 314), puis dans le cadre de la Collection de Madame Pierre Schlumberger, chez Sotheby's à Monaco, le 26 février 1992 (lot 66)

- Un guéridon à double plateau de forme circulaire coiffé d'un marbre vendu chez Christie's à Londres (The Gotick Pavillon) le 9 décembre 2010 (lot 19) pour la somme équivalente de 58 000 €



 Vue du Forum Romain
par Alexis-Nicolas Pérignon

Vendu

Réf. 2179

Grande Gouache sur esquisse au graphite
représentant une vue du Forum Romain
exécutée depuis le promontoire sur lequel
se trouvent les ruines du temple de Vesta avec,
au premier plan, les vestiges du temple des Dioscures,
appelé également le temple de Castor et Pollux et,
sur la gauche, les ruines de l'ancienne basilique Julia.

En contrebas, le Campo Vaccino et la fontaine de Juturne
avec, en arrière plan, les ruines des Rostres,

la colonne de Foca, l'arc de Septime Sévère et,

à l’extrême droite, le bâtiment de la Curie Julienne.



Tout au fond, la colline du Capitole
avec son palais sénatorial et ses musées
créés en 1471 par le pape Sixte IV

Monogrammé N.P. et daté 1780
en bas au centre sur un rocher

Dimensions

Vue 

39 x 24 cm

Cadre

59 x 43.5 cm

 

Notice

Alexis-Nicolas Pérignon
(1726 - 1782)

Alexis-Nicolas Pérignon, ou Nicolas Pérignon, dit "Pérignon le vieux" est un peintre lorrain né à Nancy en 1726 et mort à Paris, le 4 janvier 1782. Il est en même temps peintre de marines, de fleurs, paysagiste, graveur, architecte et notaire...

Il fut reçu à l'Académie Royale de peinture et de sculpture en juin 1774, comme "Peintre dans le genre des vues et paysages", et exposa au Salon en 1775, 1779 et 1781.

A la demande de Jean-Benjamin de La Borde, qui fut l'un des premiers à publier des Voyages Pittoresques de la France, il fit de nombreuses vues réalisées en France et voyagea tant en Hollande, qu'en Suisse ou en Italie.

Aquarelliste fécond, il laissa également des scènes de genres et des bouquets de fleurs très recherchés par les collectionneurs.

Parmi ses commanditaires, on peut citer Madame de Pompadour qui, suite à l'acquisition du château de Ménars en 1760, lui demanda d'exécuter une série de vues de son nouveau domaine (aujourd'hui conservées au département des Arts graphiques du Musée du Louvre), mais aussi le duc de Choiseul, qui lui en commanda plusieurs pour sa résidence d'exil de Chanteloup et qu'il exécuta en 1770.

Ses œuvres sont exposées, entre autres, à l’École des Beaux-Arts de Paris, au Louvre, au Musée Carnavalet, aux Musées de Nancy, de Dijon, de Bruxelles et de Vienne (Albertina).
 

Bibliographie

"Les Peintres Lorrains du 18ème siècle"
  Gérard Voreaux
  Editions Messene, Paris - 1998

"Madame de Pompadour et les Arts"
  Catalogue de l'Exposition
  Musée National des Châteaux de Versailles et de Trianon
  14 février - 19 mai 2002
  (pages 130 à 133)

"Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul"
  Catalogue de l'Exposition
  Musée des Beaux-Arts de Tours
  7 avril - 8 juillet 2007
  (pages 52 à 56 et 351)



 Commode
dite "en Tombeau"



Réf. 2168

Commode, dite "en Tombeau",
de forme rectangulaire,
en marqueterie de bois indigènes.


Elle ouvre par trois rangs de tiroirs
et repose sur des montants à pans coupés
prolongés par des petits pieds
à enroulement en console.

 

Elle est ornée d'une marqueterie "à l'italienne",
dite "peinture en bois" à motifs

de corbeille de fleurs sur un entablement,
rinceaux feuillagés, couronne, trophée d'armes,
phénix, mascaron, feuille d'acanthe,
pots à feu et guirlandes de fleurs
dans des réserves feuillagées
et des encadrements à fleurons.

Elle comporte une garniture
de bronze ciselé et doré, telle que :
poignées tombantes, rosaces
et entrées de serrure.

Premier quart du 18ème siècle

Largeur 123.5 cm
Profondeur 59.5 cm
Hauteur 85.5 cm