par Lelong
Vue de Palerme
attribuée à Francesco Zerilli
Grande Gouache représentant
la baie de Palerme depuis la mer Tyrrhénienne
avec, sur la droite, le Mont Pellegrino
et la voie Acchianata menant
au sanctuaire de Santa Rosalia.
Sur le front de mer, le port, au centre,
avec, à sa gauche, la Porta Felice.
En arrière plan, les monts palermitains
faisant partie de la chaîne des Madonies,
qui s'étend tout au long de la
côte septentrionale de la Sicile.
Francesco Zerilli
(1797 - Palerme - 1837)
École Italienne, vers 1825
Dimensions
Vue
34 x 79 cm
Cadre
39 x 85 cm
Notice
Francesco Zerilli est un des plus importants peintres de vues siciliennes des années
1820 - 1830. Il a été l'élève de Giuseppe Patania et de Francesco Ognibene.
Il commença à travailler comme peintre de paysage en 1819, se spécialisant particulièrement dans les vues de sa ville natale, son atelier se trouvant près de la Porta Felice à Palerme. Il dessina également les traditionnelles vues de Sicile prisées par les voyageurs du Grand-Tour ; Catane, Messine, Syracuse et Naples, avec une prédilection pour la tempera et la gouache. Sa rigueur topographique, son sens du panorama et de la lumière en firent rapidement un artiste très apprécié. Il mourut précocement, en 1837, durant l'épidémie de choléra.
"Vue de Chalon-sur-Saône"
"Vue de Mâcon"
par Jean-Baptiste Lallemand
(1716 - 1803)
Ensemble de deux vues formant pendant
représentant respectivement les villes
de Chalon-sur-Saône et de Mâcon.
L'une, prise depuis le pont, permet de découvrir
une partie de Chalon-sur-Saône,
avec sa Cathédrale et la Chancellerie,
tandis que l'autre, prise depuis la plaine,
offre une plus large perspective sur Mâcon
avec sa Cathédrale, la Chanoinerie,
la tour ancienne et le faubourg Saint Laurent,
de l'autre côté du pont.
Dessins à la plume, encre noire,
aquarelle et rehauts de gouache sur papier
Vue de Chalon-sur-Saône monogrammée
I.B LA en bas au milieu
Dimensions
Vue : 33.5 x 20.5 cm
Cadre : 53 x 41.5 cm
Vue de Mâcon signée
lallemand f. en bas à droite
Dimensions
Vue : 34 x 21 cm
Cadre : 53.5 x 40.5 cm
Notice
Ces deux dessins originaux, de la main de Lallemand, sont très intéressants, car ils font partie d'une série de vues de Bourgogne, qui lui ont été commandées pour être, ensuite, gravées, afin d'illustrer l'ouvrage de Jean-Benjamin de La Borde (1734 - Paris - 1794) : "Voyage Pittoresque de la France, avec la description de toutes ses provinces" paru en livraisons, à Paris, Imprimerie de Pierres, Lamy, 1781 - 1800 et qui constitue une monumentale description de la France, comprenant 12 tomes en 10 volumes in-folio.
"Vue d'une partie de Chalons sur Sône,
prise de dessus le pont en regardant
la Cathédrale et la Chancellerie"
A.P.D.R.
Dessiné par Lallemand
Gravé par Picquenot
planche n° 37
✔ Cathédrale
✔✔ la Chancellerie
✔✔✔ Faubourg St Laurent
Épreuve originale gravée en 1785, d'après un dessin de Lallemand, avec des renvois aux oiseaux dans la marge situant les principaux lieux.
Jean-Baptiste Lallemand (1716 - 1803)
Michel Picquenot (1747 - 1808)
"IIe Vue de Macon, prise dans la plaine"
A.P.D.R.
Dessiné par Lallemand
Gravé par Née
planche n° 35
✔ Cathédrale
✔✔ St Pierre Chanoinerie
✔✔✔ tour ancienne
✔✔✔✔ Faubourg St Laurent
Épreuve originale gravée en 1780, d'après un dessin de Lallemand, avec des renvois aux oiseaux dans la marge situant les principaux lieux.
Jean-Baptiste Lallemand (1716 - 1803)
François-Denis Née (1732 - 1817)
Jean-Benjamin de La Borde (1734 - 1794)
dessiné par Carmontelle, en 1762,
devant l'horloge astronomique
de Claude-Siméon Passemant
Fils du banquier et fermier-général Jean-François de La Borde,
Jean-Benjamin de La Borde a été successivement ou simultanément officier de la Fauconnerie du Roi, receveur général des finances, fermier-général et premier valet de chambre de Louis XV, de 1762 à 1774.
Sa fortune permit à ce grand amateur d'art de financer de nombreuses publications littéraires et œuvres musicales.
« De la virtuosité du trait »
par Jean-Baptiste Huet
(1745 - 1811)
Grand Dessin représentant une étude de lièvre
avec reprise des pattes postérieures.
Étude signée et datée, en haut à gauche
"J.B. Huet l'an 4"
Vue : 38 x 23 cm
Cadre : 56 x 42 cm
L'an IV du calendrier républicain correspond aux années 1795 et 1796 du calendrier grégorien. Cette année a commencé le 23 septembre 1795 pour se terminer le 21 septembre 1796.
Large drawing representing a hare study
by Jean-Baptiste Huet
Watercolor on paper signed
and dated upper left "J.B. Huet l'an 4"
View : 15 x 9 in.
Note
After the revolution, year IV of the republican calendar corresponds to the years 1795 - 1796
Vers 1798
Réf. 2165
Vues du Parc Royal de Bruxelles
animées de nombreux personnages.
au Palais de la Nation avec, au fond, le grand bassin,
de forme circulaire, se trouvant au point de convergence
des allées diagonales avec l'allée centrale et,
au premier plan sur la droite, le célèbre groupe sculpté
par Gilles-Lambert Godecharle, en 1784,
symbolisant le commerce et la navigation,
de son casque ailé tenant son caducée
et un autre enfant maintenant un médaillon
alors Ministre plénipotentiaire autrichien à Bruxelles
sous le règne de l'Impératrice Marie-Thérèse.
Et, pour l'autre, le grand bassin, dont le pourtour
est orné de douze bustes d'empereurs romains (8)
par Laurent Delvaux (1696 - 1778)
et des représentations d'Apollon (11)
par François-Joseph Janssens (1744 - 1816),
de Narcisse (13) et, de Diane (14)
par Gabriel de Grupello (1644 - 1730),
de la Vénus aux Colombes (12)
par Ollivier de Marseille (1739 - 1788)
et, enfin au premier plan,
de celles de Léda (10) et de Thétis (9)
par Jean-Baptiste Van der Haeghen (1688 - 1738).
Encre noire, lavis gris et réhauts de gouache
Vers 1798
Dimensions
Vues
Hauteur 43.5cm
Largeur 69 cm
Cadres
Hauteur 61 cm
Largeur 86 cm
Histoire du Parc Royal de Bruxelles
Cette promenade publique, conçue dans le cadre plus vaste d'un quartier entièrement neuf, créé suivant le goût néo-classique du moment, illustre les débuts de l'urbanisme dans la ville sous Charles de Lorraine.
Le projet d'aménager en parc le terrain de la Warande, incendiée en 1731, naît à Paris en 1774 avec celui de la Place Royale et est mis en forme par l'architecte français Barnabé Guimard, assisté de l'architecte-paysagiste autrichien Joachim Zinner. Les jardins du Palais ducal, agrandis aux XIVe, XVe et XVIe siècles, couvraient un terrain traversé par le Coperbeek, compris entre la première et la deuxième enceinte de la porte de Namur à la porte de Louvain. Le "petit parc" abritait une lice pour tournois, un jardin clos appelé "feuillie" ou "labyrinthe", l'étang Clutinc, un jardin de fleurs et un vignoble, remplacé ensuite par un verger. La garenne boisée servait de réserve à gibier pour la chasse. La Warande fut embellie successivement par Philippe Le Bon, Charles Quint -en style Renaissance-, Albert et Isabelle, qui financèrent fontaines, grottes et automates de Salomon de Caus, ainsi que la "domus Isabellae".
Les travaux du nouveau parc, décidés en 1776, par le gouvernement et la Ville, confirmés par une lettre patente de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, comportaient le nivellement du terrain, la plantation et l'ornementation du parc.
Le parc dessine un quadrilatère qu'encadrent de larges artères bordées d'hôtels : les rue Royale à l'ouest, de Brabant au nord (actuelle rue de la Loi), Ducale à l'est et de Belle-Vue au sud (actuelle place des Palais). Il est traversé d'allées rectilignes et symétriques prolongées par des perspectives. Le tracé général en "patte d'oie" est commandé par celui de l'allée oblique qui est axée, au sud-ouest, sur la statue de Charles de Lorraine à élever au milieu de la place Royale et par celui de l'allée médiane, qui débouche, au sud, dans l'axe de la rue et du portique de la Chambre héraldique. Les allées dirigées, d'est en ouest, se prolongent de même dans des impasses qui sont, du nord au sud, à l'est, les futures rue de la loi, Zinner et Lambermont alors fermées par le rempart planté d'arbres, à l'endroit du futur boulevard du Régent et, à l'ouest, l'impasse du Parc, la Montagne du Parc et le passage de la Bibliothèque, fermés vers la ville ancienne située en contrebas.
Le parc est entouré d'une haie et accessible par trois entrées principales flanquées de pavillons -une au nord de l'allée centrale et une à l'extrémité sud de chaque allée diagonale- dessinées par Barnabé Guimard et exécutées en 1782. Des entrées secondaires s'ouvrent au bout des allées transversales. Il est agrémenté, dans l'axe, de deux bassins, dont le plus grand se trouve au point de convergence des allées diagonales avec l'allée centrale : il avait été prévu d'y élever un obélisque en l'honneur de Marie-Thérèse, d'après un projet dessiné par Gilles-Lambert Godecharle en 1779, mais c'est finalement une fontaine qui en occupe le centre depuis 1855. Le parc est encore orné d'une cinquantaine de statues, dont certaines proviennent, soit de l'ancien labyrinthe de la Warande, soit de l'hôtel de Tour et Taxis, soit, en 1783, du château de Charles de Lorraine à Tervueren, pour lequel elles avaient été exécutées en 1770 par Laurent Delvaux (1696 - 1778). Administrée par la Ville, depuis 1797, la promenade sera, dès sa création, le rendez-vous du beau monde dont, à deux reprises, les aristocrates français émigrés. En 1830, soldats hollandais et patriotes s'y affrontent, prélude à l'indépendance de la Belgique...
Parc et abords sont terminés vers 1785. Avec la place Royale, ils offrent un exemple typique d'urbanisme néo-classique sur le modèle français de la première moitié du XVIIIe siècle. Ils ont été pensés comme un ensemble fermé sur lui-même, coupé du reste de la ville et ordonnés sur une trame géométrique. Un plateau a été créé de toutes pièces pour les asseoir, qui surplombe la ville du côté ouest. Le parc, dont la symétrie rigoureuse du tracé était encore renforcée par la distribution des essences -tilleuls à larges ou petites feuilles, ormes, hêtres, platanes- au bord des allées, étaient étroitement lié à son environnement architectural par les perspectives qu'il ménageait et que fermaient divers dispositifs : portique de la Chambre Héraldique dans l'axe de l'allée centrale, passage des Colonnes au fond de la Place Royale, dans l'axe de l'allée oblique, écran de verdure masquant la "domus Isabellae" au fond du passage de la Bibliothèque, avant-corps resserrant l'entrée de l'impasse du Parc, grilles entre édicules fermant l'extrémité est de la rue de Brabant et l'entrée des futures rues Zinner et Lambermont.
Quadrilatère de 13 ha réparti en massifs géométriques par des allées larges bordées de pelouses ; quatre allées en pourtour bordées de tilleuls palissés à plat sur des baguettes de frêne ; cinq allées traversières plantées de grands arbres, dont des marronniers ; soit trois allées disposées "en patte d'oie" au départ d'un rond-point décentré vers le nord, occupé par le grand bassin et deux allées transversales parallèles.
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| Plan du Parc Royal de Bruxelles |
Le long des allées, des carrefours et à l'entrée des massifs, nombre de statues de marbre ou de pierre blanche symbolisant des thèmes mythologiques remontant au XVIIIe, voire au XVIIe siècle sur des socles de pierre bleue parallélépipédiques, cylindriques ou sculptés. Au départ de l'entrée située devant le Palais de la Nation, dans l'allée médiane, quatre représentations d'Hermès faisant partie d'une série sculptée par Laurent Delvaux en 1766 (7) ; autour du grand bassin de plan circulaire, douze bustes d'empereurs romains de Laurent Delvaux, dont le socle est orné de rinceaux de feuilles de chêne (8) ; devant, au pied d'une ligne de tilleuls palissés, quatre statues disposées en carré, montées sur un socle Régence en forme de balustre et représentant, au nord-ouest, Vénus à la toilette par Pierre Puyenbroeck (9), en remplacement d'une Thetis de Jean-Baptiste Van der Haeghen détruite en 1830, au nord-est, Léda (10) par Jean-Baptiste Van der Haeghen en 1734, au sud-est, Apollon (11) par François-Joseph Janssens et, au sud-ouest, Vénus aux colombes (12), copie par Albert Desenfans en 1887 d'un original de Auguste Ollivier de Marseille en 1774 ; les séparant deux par deux, à l'ouest et à l'est, un vase en pierre orné de têtes de satyres, œuvre de Jean-Baptiste Van der Haeghen. Au départ des allées obliques, à l'ouest, Narcisse (13), copie par Albert Desenfans en 1899 d'un original de Gabriel de Grupello antérieur à 1675 et, à l'est, Diane (14), copie d'un original de Gabriel de Grupello. A l'entrée des massifs, au sud, sur des socles ornés de trophées, deux statues de Pierre Lejeune en 1786 renouvelées par Jacques Marin en 1925 et figurant, à l'ouest, Méléagre attaqué par un sanglier (16) et, à l'est, Méléagre vainqueur (15). Au carrefour avec l'allée transversale sud, petit bassin de plan octogonal entouré de huit Hermès, dont six relèvent de la série sculptée par Laurent Delvaux en 1766 (17) ; les deux au sud à Pierre Puyenbroeck en 1842 figurant Ambiorix et Vercingétorix (18) ; au sud du bassin, petite fontaine-abreuvoir pour enfants, en bronze, ornée d'une Fillette à la coquille, œuvre de Alphonse de Tombay en 1898 (19).
En lisière sud des "bas-fonds", vers la place des Palais, des balustrades de pierre portant à leur extrémité vers l'allée centrale un lion sculpté ; dans le bas-fond est, une réplique par Jérôme Duquesnoy le Jeune d'une Marie-Madeleine couchée dans une grotte (20), et un buste en bronze de Pierre le Grand offert en 1854 à la Ville pour être posé à côté d'une petite fontaine où le tsar s'était désaltéré pendant son séjour à la Cour en 1717 (21). A l'extrémité ouest de l'allée transversale deux statues de Laurent Delvaux en 1770, Flore (22) au nord et Pomone (23) au sud. Dans le massif voisin, un lion couché, la patte sur une sphère, copie par Alphonse de Tombay (26). Dans un angle de l'allée oblique ouest avec l'allée transversale sud, une statue de la Charité (24), réplique par Jacques Marin en 1925 d'un original de Michel Vervoort (1667 - 1737) et un buste de Lucrèce (25). Symétriquement, du côté est, une Vénus à la coquille (27), copie d'un original attribué à Gabriel de Grupello, deux bustes de Cléopâtre (29) et d'Alexandre le Grand (28). Dans le massif voisin, la statue d'un chien aboyant (30), copie par Alphonse de Tombay en 1815. Dans l'angle nord-ouest du massif médian du côté de la rue Ducale, un monument en l'honneur du sculpteur Gilles-Lambert Godecharle (1750 - 1835) : sur un piédestal de pierre bleue orné d'un médaillon de marbre blanc et de la dédicace, une statue en marbre d'un génie dévoilant l'esquisse, sculptée sur le socle, du bas-relief du maître pour le fronton du Palais de la Nation ; sur la base, date (1881) et signature de Vinçotte (31).
Au milieu du massif central situé à l'ouest de l'allée médiane, se trouve un kiosque en fonte ouvragée peinte en vert de Cluysenaar en 1841 (32).





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