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Vue d'un Arsenal imaginaire
avec une colonnade


Vue d'un arsenal imaginaire
avec son embarcadère décoré
d'une double colonnade.

Huile sur Toile

École Napolitaine de la deuxième moitié du 17ème siècle

Dimensions

Vue 

Hauteur 37 cm
Largeur 49 cm

Cadre

Hauteur 59 cm
Largeur 72 cm

Très bel encadrement composé d'un cadre
à profil inversé en bois mouluré
et sculpté à décor de rinceaux feuillagés polychromes
rehaussés d'or et d'un emboîtage sous verre
doté d'une Marie-Louise en velours cramoisi.

 

Provenance

Commissariat de Ferdinando II
Roi des Deux-Siciles
(Battaglione Zappatori Minatori)

 

Un cachet à la cire rouge corroborant cette provenance figure au verso sur la toile.

Il porte les inscriptions suivantes : Ferdinando II Re del Regno delle due Sicile, Commissariato di Re del Battaglione Zappatori Minatori

qui signifient :

Ferdinando II Roi du Royaume des Deux-Siciles, Commissariat du Roi du Bataillon des Zappatori (Sapeurs) Minatori (Mineurs)


Sur le châssis, des numéros à l'encre N° 189 et 20, laissent supposer que notre peinture pouvait faire partie, avec d'autres tableaux, d'une série importante conservée dans ce ministère...

Sous le règne de Ferdinando II, le bataillon des Zappatori Minatori est, dans l'armée du Royaume des Deux-Siciles, un bataillon appartenant au corps royal des ingénieurs de l'armée du Génie (Corpo Reale del Genio), qui s'était distingué et rendu célèbre, en 1706, lors du siège de Turin, avec le fait d'arme de Pietro Micca.

 

Notice

Cette vue imaginaire d'un arsenal avec sa colonnade s'inscrit dans la tradition des peintres de caprices architecturaux appartenant à l'école napolitaine.

Son auteur, anonyme, semble s'être inspiré, tout à la fois, des œuvres de Gennaro Greco, dit Mascacotta (1663 - 1714), pour sa manière de dresser les perspectives et de celles de MonsDesiderio, pour sa manière de les traiter en grisaille avec des rehauts d'ocre, ce qui leur conférait ce côté un peu "fantastique".

 Autoportrait d'Eugène Péchaubès
en compagnie de son épouse
et de leur lévrier

Autoportrait d'Eugène Péchaubès
représenté à cheval, en compagnie
de son épouse, Madeleine, et de leur lévrier
sur un champ de course (Chantilly ?).

Huile sur Toile signée et datée
en bas à droite Eug. Pechaubès 1927

Dimensions 

Vue

Hauteur 65 cm
Largeur 50 cm

Provenance

Ancienne Collection de
Geneviève Péchaubès, dite Gena, fille de l'artiste

 

Eugène Péchaubès, ou Pechaubès, né à Pantin, le 24 juin 1890, et mort à Paris, le 2 février 1967, est un peintre animalier appartenant à l'école française, rendu célèbre pour son œuvre figurative représentant des portraits de cavaliers, des scènes de courses hippiques, cynégétiques ou militaires...

Portrait de l'artiste dans son atelier

Il se signale, en premier lieu, comme peintre de sujets militaires, particulièrement tirés de l'histoire du Second Empire, pour se consacrer, ensuite, presque exclusivement à l'étude des chevaux de course et devenir un véritable portraitiste de chevaux, dont certains rendus célèbres...

Ses tableaux représentant des courses hippiques couvrent un grand nombre d'hippodromes français et étrangers, comme ceux d'Auteuil, de Longchamp, de Saint-Cloud, de Chantilly, de Deauville, de Maisons-Laffitte, d'Ascot, de Newmarket ou de Kempton Park.

 Paire de Portraits
en Costume de Chasse

Paire de Portraits grandeur nature
représentant un couple d'aristocrates
en costume de chasse.

Ils portent, respectivement, des redingotes
à fermeture en brandebourg de passementerie
et sont coiffés d'un tricorne bordé de galon doré.

L'homme recharge son fusil à l'aide d'un refouloir,
tandis que son épouse tient son arme levée
de la main gauche, le regard tourné vers lui.

Les encadrements sont constitués
par l'assemblage de baguettes en bois ajouré
finement sculpté et doré, dans le goût baroque
de l'époque, très certainement réalisées
dans les ateliers de Johann-Friedrich Funk I.

Huile sur Toile

Auteur anonyme

École suisse alémanique
Vers 1750

Dimensions avec cadre 

Hauteur 266 cm
Largeur 68 cm

Provenance

Ancienne Collection d'Albrecht-Friedrich von Erlach
Château d'Hindelbank

Armes de la famille von Erlach

Notice

Cette paire de portraits grandeur nature devait être, à l'origine, enchâssée dans des boiseries, à l'instar de ceux se trouvant au pavillon de chasse de Falkenlust, en Rhénanie du nord...

Selon une tradition familiale, ils se trouvaient au château d'Hindelbank, près de Berne,

qui fut construit en 1721 - 1725 pour Hieronymus von Erlach par Daniel Stürler, sur les plans de l'architecte français Joseph Abeille. Ceci semble corroboré par la présence d'une vignette reproduisant les armes de la famille von Erlach apposée au dos.

En 1746, Albrecht-Friedrich von Erlach (1696 - 1788), Seigneur d'Hindelbank, comte du Saint-Empire et avoyer de Berne (personnalité politique à la tête de la ville et de l'état de Berne) en hérite, deux ans avant la mort de son père, à la suite de quoi des travaux sont entrepris dès 1750.

C'est très certainement dans le cadre de ce réaménagement, que ces portraits furent exécutés. Leur auteur est, malheureusement, anonyme. En revanche, leurs encadrements sont très caractéristiques du sculpteur suisse d'origine bernoise Johann-Friedrich Funk I (1706 - 1775).


En se référant à l'ouvrage dédié à la dynastie des Funk ("Fonck.A. Berne", Hermann von Fischer, Burgerbibliothek, Berne, 2001), on relève que le château d'Hindelbank est cité à onze reprises, ce qui est la preuve irréfutable que les frères Funk ont été sollicités pour ses aménagements successifs. (Mathäus, l'ébéniste ; Johann Lorenz, le maître serrurier ; Johann Friedrich I, le sculpteur ; Johann Peter, le tapissier et le doreur sur bois ; et Sigmund Emanuel, en tant que négociateur à la tête de l'entreprise familiale).

Il ne fait, donc, aucun doute que les encadrements de nos portraits ont été sculptés par Johann Friedrich (sculpteur) et doré par son frère, Johann Peter (doreur sur bois) !

Pour la petite histoire, ce même "tandem" avait déjà été désigné pour la réalisation d'un nouveau trône, en 1735, pour l'avoyer de l'époque, en la personne de Hieronymos von Erlach (1667 - 1748), le père d'Albrecht-Friedrich von Erlach ("Fonck.A. Berne", page 167)

Bibliographie

"Fonck.A. Berne"
  Hermann von Fischer
  Burgerbibliothek, Berne, 2001

 « Des nuances de blanc...»

 Les Sœurs Hospitalières de
l'Hôtel Dieu de Beaune

par Joseph Bail
(1862 - 1921)


Grande scène d'intérieur représentant
les sœurs hospitalières s'activant
dans l'ouvroir* de l'Hôtel Dieu.


Huile sur Toile signée en bas à droite

Bail Joseph

Joseph Bail
(1862 - 1921)

École Française

Dimensions

Vue

Hauteur 115 cm
Largeur 146 cm

Cadre

Hauteur 145 cm
Largeur 180 cm

Provenance

Ancienne Collection de la famille de l'artiste

Exposition

Exposition universelle de Gand en 1913


* Dans une communauté religieuse, lieu où les religieuses se réunissent pour travailler à différents ouvrages.

Une sœur hospitalière devant notre tableau


The Beaune Hôtel Dieu Hospitalières Nuns
by Joseph Bail
(1862 -1921)

An important view representing
the Beaune Hôtel Dieu Hospitalières Nuns
in their workroom

Oil on canvas signed lower right :
"Bail Joseph"

Joseph Bail
(1862 - 1921)

French School


Dimensions

View : 45 1/4 x 57 1/2 in.

Frame : 57 x 71 in.

Provenance

Former Collection of the family of the artist

Exhibition

Ghent Universal Exhibition in 1913


 « Sur les pas de Harpignies au plus près de la mer »


 "La Baie des Fourmis
   à Beaulieu-sur-Mer"

par Henri-Joseph Harpignies
(1819 - 1916)
circa 1890



Très belle vue de la Baie des Fourmis
à Beaulieu-sur-Mer avec,
au loin, le promontoire de la Tête de Chien,
sur la commune de La Turbie.

Huile sur Toile signée et datée en bas à gauche :
h'harpignies . 90


Dimensions

Vue : 30 x 43 cm

Provenance

Collection Privée Européenne
(acquise auprès de la Galerie Robert Noortman
à Londres, après 1998)

Vente Bonhams, Londres
"Fine 19th Century European Paintings"
19 mars 1998, lot n° 89
(acquise par la Galerie Robert Noortman à Londres)


"The Bay of Fourmis"
in Beaulieu-sur-Mer

by Henri-Joseph Harpignies
(1819 - 1916)
circa 1890

Very fine view of the "Bay of Fourmis"
in Beaulieu-sur-Mer with, in the distance,
the promontory of the "Tête de Chien"
in the commune of La Turbie,
overlooking the Principality of Monaco.



Oil on canvas signed and dated lower left:
h'harpignies . 90

Dimensions

View : 11 3/4 x 17 in.


European private Collection
(acquired from the Robert Noortman Gallery
in London, after 1998)

Sale Bonhams in London
March 19, 1998 - lot n° 89
(acquired by the Robert Noortman Gallery in London)

 « Sur la plage de Socoa, avec Domergue »

 
"Fin d'après-midi sur la
plage de Socoa à Ciboure"

par Jean-Gabriel Domergue
circa 1917

Belle scène de genre représentant
des enfants jouant sur la plage
de Socoa à Ciboure, en fin d'après-midi,
avec, au loin, le phare de Sainte Barbe
à Saint-Jean-de-Luz.

Huile sur carton, signée et
datée en bas à droite : 
J.G Domergue 1917

Dimensions

Vue
Largeur 24 cm
Hauteur 19 cm

Cadre
Largeur 42 cm
Hauteur 37 cm


Jean-Gabriel Domergue
(Bordeaux 1889 - Paris 1962)



Notice

On a tendance, aujourd'hui, à réduire l’œuvre de Jean-Gabriel Domergue à ses nombreuses figures de "pin-up" parisiennes, les toutes premières de l'histoire, dont il se présentait fièrement comme le père. Pourtant, l'artiste est bien plus complexe qu'il n'y paraît...

On oublie, tout d'abord, qu'il est né à Bordeaux, en 1889, non loin de ce Pays basque, qui deviendra bientôt l'une des régions du littoral les plus convoitées de l'aristocratie et de la bourgeoisie américaine, française ou russe à la recherche d'un endroit authentique, où profiter de l'Atlantique et des premiers bains de mer. C'est ainsi que, à la suite de l'impératrice Eugénie, qui "lance" Biarritz en 1854, têtes couronnées, banquiers et membres de la Haute Société, profitant de la ligne ferroviaire Paris-Bordeaux-Bayonne inaugurée en 1855, affluent vers Biarritz et Saint-Jean-de Luz.

Le Pays basque devient à la mode et les artistes, saisissant cette occasion, cherchent à renouveler les arts de la région à la fin du XIXe et au début du XXe siècle en élisant, quant à eux, Ciboure comme lieu de résidence et d'inspiration. Domergue participe, ainsi, à la création du groupe des Neuf, en 1923, à Saint-Jean-de-Luz, aux côtés de Ramiro Arrue, René-Maxime Choquet, Charles Colin, Henri Godbarge, Pierre Labrouche, Georges Masson, Perico Ribera et Raymond Virac. Comme la plupart de ses acolytes, Domergue s'installe sur le quai de Ciboure. Là, bien loin de la fièvre artistique parisienne, il revient à une peinture plus académique. On rappellera qu'il fut un artiste précoce et talentueux, petit-cousin de Toulouse-Lautrec, et dont la famille très aisée connaissait Edgar Degas, qui lui avait donné des leçons..., dont on peut percevoir l'influence "impressionniste" sur la scène de plage que nous proposons.

Élève aux Beaux-Arts de Paris, il exposa très tôt, alors qu'il est âgé seulement de 17 ans, au Salon des Artistes Français, dès 1906. En 1913, il est Second Prix de Rome, médaille d'or du Salon en 1920, puis expose Hors-Concours.

En 1955, il devient le Conservateur du musée Jacquemart-André à Paris, où il organisera de nombreuses expositions consacrées, notamment à Léonard de Vinci, Seurat, Prud'Hon, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Berthe Morisot et Francisco Goya...C'est durant l'inauguration de celle consacrée à celui qu'il faut considérer véritablement comme son maître, Giovanni Boldini, qu'il s'éteindra, en 1962. 

Domergue était Chevalier de la Légion d'Honneur et membre de l'Institut à l'Académie des Beaux-Arts.

 « Dans le plus simple appareil »

"Femme nue allongée
aux Poissons Rouges"

par Stanislas Martougen
(1873 - 1962)
circa 1921

Belle scène de genre représentant
une femme nue allongée
dans un intérieur japonisant 

Huile sur toile signée et datée en bas à droite
Stanislas Martougen 1921


Dimensions 

Vue

Largeur 171.5 cm
Hauteur 89.5 cm

Cadre

Largeur 187.5 cm
Hauteur 105.5 cm



Stanislas Martougen
(1873 - 1962)

Stanislas Martougen est un peintre - sculpteur appartenant à l'école française, né à Givet, dans les Ardennes, le 31 mars 1873 et mort en 1962.

Élève de Gustave Moreau, il expose aux Salons des Artistes Français à partir de 1899 et des Indépendants à partir de 1905.

On connaît de lui des portraits, des nus et des compositions. En tant que sculpteur, il est également l'un des auteurs du Monument aux morts de Rethel dans les Ardennes, inauguré en 1930.

Une lithographie de notre tableau (épreuve d'artiste contresignée en bas à droite) est passée en vente chez Millon, le 10 décembre 2019.

 « Pierre Gobert, peintre de portraits
pour la Maison de Condé »

 Portrait de Marie-Anne de Bourbon-Condé,
dite Mademoiselle de Clermont, Surintendante
de la Maison de la Reine

attribué à Pierre Gobert
(Fontainebleau 1662 - Paris 1744)

Portrait de Marie-Anne de Bourbon-Condé,
dite Mademoiselle de Clermont (1697 - 1741),
représentée en pèlerine de 
 Saint-Jacques de Compostelle.

 




 
 

 

Huile sur Toile
 

Dimensions

Vue : 80 x 63 cm

Cadre : 97.5 x 80.5 cm

Vers 1730

Provenance 

Ancienne Collection de Madame Julien Potin
(Vente Ader / Ledoux-Lebard du 15 mai 1941)

Madame Juliette Potin (1862 - 1943), née Meurgey, avait épousé Julien Potin (1857 - 1927), le fils de Félix Potin (1820 - 1871). Elle demeurait au 43 avenue Foch, quand elle s'adressa, en octobre 1940, à Maîtres Etienne Ader (successeur de Mes Maurice Ader et Fernand Lair-Dubreuil) et Yves Ledoux-Lebard, pour une vente volontaire de ses tableaux, meubles et objets d'art. Une première vente eu lieu, le 29 novembre 1940 puis une seconde, le 15 mai 1941.


C'est à l'occasion de cette dernière vente que notre portrait, proposé sous le numéro 13 et décrit comme le portrait d'une femme en pèlerine attribuée à Pierre Gobert, fut adjugé pour la somme de 8500 Frs, hors frais, soit l'équivalent de 325 000 €, en 2023.


C'est à René-Claude Catroux (1874 - 1964), expert international renommé de l'époque, que revint le soin d'expertiser la collection de tableaux comprenant une sélection d'une vingtaine de peintures, toutes issues de l'école française du 18ème siècle et parmi lesquelles on pouvait citer, dans l'ordre alphabétique : Augustin, Belle, Boucher, Coypel, Ducreux, Gobert, Lagrenée, Largillère, Nattier, Perronneau, Pesne, Pierre et Troye...

Une collection prestigieuse, dont certaines œuvres sont aujourd'hui conservées dans les plus grands musées, à l'instar du portrait de "Madame Adélaïde de France, en Diane" par Nattier provenant de la collection du duc de Villeroy (en dépôt par le Louvre au Musée Bernard d'Agesci à Niort)


ou du groupe en marbre blanc "Nymphe et Satyre" par James Pradier, acquis par Edouard Labouchère (1904 - 1980) pour son moulin de Vauboyen, lors de la première vente du 29 novembre 1940, puis par le Louvre, par arrêté de la Société des Amis du Louvre, le 13 novembre 1980. 

Inv. RF 3475

 

Bibliographie

"Pierre Gobert, peintre de portrait"
  Fernand Engerand
  in L'Artiste, mars 1897, p. 161 - 175

"Bénézit, vol. 5, 1976, p. 73 - 74