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 Saint Jean Baptiste
le Précurseur

Belle représentation de Saint Jean Baptiste,
dit le Précurseur, en albâtre calcaire fleuri.

Il se tient debout,
le regard légèrement tourné vers la gauche,
avec la main droite (un doigt manquant)
posée sur l'agneau de Dieu couché sur l'évangile,
qu'il tient de la main gauche.

Il est vêtu d'une tunique en peau de mouton
recouverte d'un drapé retombant jusqu'aux pieds.

Duché de Savoie, vers 1520

Hauteur 90 cm
Largeur 32 cm

 Tête d'Empereur Romain
en marbre blanc


Tête d'Empereur Romain en marbre blanc
représenté de profil en bas relief sur une plaque,
de forme ovale, en marbre vert jaspé.

Encadrement en marbre mouluré
grand incarnat veiné gris.

Italie, XVIIe siècle

Hauteur 56 cm
Largeur 46 cm

 Portrait de Madame Defly
(Dame-Lectrice de la Princesse Mathilde)

par Jean-Baptiste Carpeaux
(Valenciennes 1827 - Paris 1875)

Médaillon en terre cuite représentant
le portrait de Madame Armande Dieudé-Defly,
dame-lectrice de la Princesse Mathilde.


Diamètre 18 cm

circa 1863



Armande Defly, née Dieudé, née le 18 juillet 1785 à Paris
et décédée le 11 octobre 1875 à Nice


Elle est la fille de Balthazar-Etienne Dieudé, capitaine du régiment de Flandres, qui sort ruiné de l'émigration, et de Charlotte-Magdeleine-Renée de Galland.

Elle épouse Jean-Louis Defly, le 14 mai 1808, à Paris, avec lequel elle a un fils,
François-Charles (1809 - 1884).

Ses déceptions conjugales la conduisent à se retirer, en 1815, au Couvent des Dames Ursulines. Très instruite, parlant anglais, italien, allemand et espagnol, elle essaie à différentes reprises, mais sans succès, d'ouvrir un pensionnat. L'oncle de la princesse Mathilde Bonaparte, le prince Paul de Wurtemberg, lui confie l'éducation de sa fille Pauline. Nommée inspectrice des salles d'asile en 1853, elle démissionne de ses fonctions en 1856 pour des raisons de santé, et devient dame-lectrice de la princesse Mathilde, dont Jean-Baptiste Carpeaux exécute le buste en marbre, en 1862.

Musée d'Orsay
(Legs de la princesse Mathilde, 1905)
Inv. RF 1387

 

 Notice

Un médaillon en terre cuite semblable au nôtre (Legs Melle Holfeld, 1968, Inv. RF. 2943) est conservé au Musée du Louvre. 
D'autres, en bronze, en cire, voire en biscuit de porcelaine sont apparus, lors de ventes publiques.

Carpeaux a exécuté toute une série de médaillons, dont la liste n'est pas exhaustive.

Ceux qui ont été inventoriés peuvent être datés entre 1849 et 1868. En voici quelques exemples : L'Abbé Legay, Harpignies, 1849 ; Mme Delattre, M. et Mme L.J. Foucart, parents de l'avocat ami de J.B Carpeaux, 1850 ; Mme Delerue, l'abbé Lux, missionnaire, Anselme Chérier, frère de Bruno, M. Dutouquet, père de l'architecte, 1851 ; les peintres Lévy et Giacomotti, probablement modelés entre 1858 et 1860, ainsi que les médaillons de M. et Mme Patou, cousins de la famille Foucart ;
Mme Defly, superbe étude de face, 1863 ; Mme Mac Nab, comtesse d'Anglars, Mlle Bouvet, lectrice de l'Impératrice, 1864 ; Edouard-André Francis Monnier, précepteur du prince Impérial, la Comtesse J. , femme âgée, profil droit, très fin, encadré d'un bonnet à ruban et d'anglaises ; M. Debaisieux, 1865 ; M. Thomas, architecte ; Vieille femme, profil gauche un peu empâté, coiffures avec anglaises et bonnet enrubanné, 1866 ; M. Raynal, administrateur du Musée de Lille, 1867 ; Mlle Jeanne Dervillé, 1868...

Musées

Jean-Baptiste Carpeaux bénéficiant d'une renommée internationale, il est possible d'admirer ses œuvres dans la plupart des grands musées français de province dont, notamment, dans sa ville natale, aux Musées des Beaux-Arts de Valenciennes (110 sculptures, 10 tableaux, 202 croquis et dessins, 13 eaux-fortes), mais aussi à Paris (Orsay, Le Louvre Petit Palais), ainsi qu'aux États Unis (Art Institut à Chicago, Metropolitan Museum of Art à New York, Philadelphia Museum of Art, San Francisco et National Gallery of Art à Washington)

Nombre de ses œuvres sont également conservées dans les plus grandes collections privées.

Bibliographie

"Dictionnaire des Peintres, Sculpteurs, Dessinateurs et Graveurs"
  E. Benezit, Tome second
  Librairie Gründ - 1976

"Dictionnaire des Sculpteurs de l'école française au 19ème siècle"
  Stanislas Lami, Tome premier
  Librairie Kraus, Paris - 1914

"La vérité sur l’œuvre et la vie de J.B. Carpeaux"
  Louise Clément-Carpeaux, 2 volumes
  Paris - 1934 - 1935

"Carpeaux, Sculpteur et Peintre"
  Claude Jeancolas
  Edita-Lazarus, Lausanne - 1987

"Jean-Baptiste Carpeaux, sculptor of the second Empire"
  Anne Middleton Wagner
  Yale University Press, New Haven and London - 1986

"Sur les traces de Jean-Baptiste Carpeaux"
  Editions des Musées Nationaux, Paris - 1975

"Carpeaux"
  Léon Riotor
  Librairie Renovard, Paris


 Paire de Lions couchés
d'après Antonio Canova

Réf. 2225

Paire de Lions couchés en marbre jaune de Sienne
d'après ceux réalisés par
Antonio Canova (1757 - 1822), en 1792,
pour orner le monument funéraire du pape Clément XIII
(Carlo Castelbarco Pindemonte della Torre di Rezzonico)
en la basilique Saint Pierre de Rome,
suite à la demande de son neveu,
le prince Abbondio Rezzonico.

Italie, 1er quart du 19ème siècle


Longueur 45 cm
Largeur 15 cm
Hauteur 20 cm

 Ensemble de deux Mendiants

Réf. 2325

Ensemble de deux Mendiants
en bois de tilleul peint et doré.

Allemagne

Milieu du 18ème siècle

Hauteur 32.5 cm

 "Mercure Volant"
attribué à l'atelier de Giacomo Zoffoli
d'après un modèle de Jean de Bologne

 
Réf. 2330

Grand bronze à patine brune

représentant Mercure Volant
attribué à l'atelier de Giacomo Zoffoli (1731 - 1785),
d'après un modèle de Jean de Bologne,
dit Giambologna (1529 - 1608).

Mercure, le Messager des dieux,
se tient debout, coiffé d'un pétase ailé,
le bras droit et l'index tendus vers le ciel,
comme pour prendre son envol,
propulsé dans les airs par le souffle de Zéphyr.

Il tient un caducée (manquant)
dans sa main gauche.

Rome, troisième quart du XVIIIème siècle

Hauteur (Bronze) 66.5 cm
Hauteur (Socle) 14 cm
Hauteur totale 80.5 cm

 

Notice

 Notre bronze est directement inspiré du Mercure Volant créé par Jean de Bologne, en 1580, pour orner la fontaine de la loggia de la Villa Médicis à Rome et conservé, aujourd'hui, au Musée du Bargello de Florence. 

C'est Giacomo Zoffoli qui, à l'instar de Massimiliano Soldani Benzi à Florence au début du XVIIIème siècle, poursuivit la redécouverte de l'Antiquité durant la seconde moitié du XVIIIème siècle. 

Après une formation d'orfèvre (1758 - 1760), sous l'impulsion de la visite de clients fortunés effectuant le Grand Tour, il développa une fonderie proposant des réductions des grands chefs-d’œuvre de l'art statuaire antique. Face au succès grandissant de son atelier, il s'adjoignit les compétences de son fils ou neveu Giavanni Zaffoli (1749 - 1819).

Sa formation d'orfèvre, et non de sculpteur, le contraignit à avoir recours aux services de Vincenzo et Camillo Pacetti pour l'exécution des modèles en cire ou en terre cuite. Ses "rivaux" d'alors furent les bronziers Francesco Righetti (1749 - 1819) et, dans une moindre mesure, Giuseppe Boschi (né en 1760).

 

Bibliographie

 "Bronze statuetten by Giacomo and Giovanni Zoffoli"
  Hugh Honour
  The Connoisseur, n° 597, nov 1961, p. 198-205

"Collectif, The Age of Neo-Classicism"
  Catalogue d'exposition
  Londres, Victoria and Albert Museum
  9 septembre - 19 novembre 2011, pp. 293-395

"Bronze Statuettes in Wobum Abbey"
  Charles Avery
  Attributions to Taddeo Landini and Giuseppe de Levis,
  Apollo, n° 264, février 1984, pp. 97-103

"Studies in European Sculptures"
   Charles Avery
   Vol. II, 1988, pp. 265-272

"The Treasure Houses of Britain"
   Anthony Radcliffe
   Five hundred years of patronage and Art Collecting,
   Catalogue d'exposition, Washington, The National Gallery
   Novembre 1985 - mars 1986, p. 386

"Von allen seiten schön"
  Ingo Pfeiffer
  Bronzen des Renaissance und des Barok
  Catalogue d'exposition, Berlin, Staatliche Museen, 1995, pp. 610-611

"Taste and The Antique - The Lure of Classical Sculpture"
  1500 - 1900, 1981 (appendix)
  Francis Haskell et Nicholas Penny


 Vierge de Pitié

Réf. 2243

Vierge de Pitié
en pierre calcaire sculptée

Marie, assise, tient son fils
mort étendu sur ses genoux. 

Restes de polychromie et de dorure d'origine

Bourgogne, vers 1480 - 1520

Hauteur 80 cm
Largeur 77 cm

Provenance 

Collection Particulière Franc-Comtoise

 

L’Émotion d'une Pietà Bourguignonne

L'iconographie de la fin du Moyen Age accorde une place importante aux Vierges de Pitié, le plus souvent désignées sous le nom italien de "pietà". Représentées en mater dolorosa, elles pleurent  le Christ qu'elles tiennent sur leurs genoux. Les pietà se développent en Italie, s'étendent également à l'Allemagne sous forme de "Vesperbildern" ; images de dévotion, elles rappellent la descente de croix lors des vêpres célébrées en fin d'après-midi. Parmi les plus anciennes pietà réalisées en France se range la Vierge de Pitié que sculpte Claus Sluter, vers la fin du XIVe, à la chartreuse de Champmol. Propageant un thème chrétien de souffrance et de mort, les pietà se multiplient au XVe siècle avec les guerres, les famines, les épidémies et la peste noire, qui ravagent l'Europe tout entière. A cette époque se répand encore la dévotion aux sept douleurs de Marie, diffusée par les confréries de Notre-Dame de Pitié. 

Objets de culte, les pietà deviennent ainsi l'un des groupes religieux les plus émouvants de l'art chrétien à l'image de notre modèle. Provenant d'une collection particulière Franc-Comtoise, elle a été sculptée en Bourgogne, certainement dans un des ateliers dijonnais, dont la tradition était de représenter le plus souvent le thème de la Vierge de Pitié, comme celui de la Vierge à l'Enfant. 

De longs plis bien dessinés parcourent les étoffes à l'instar du périzonium et du manteau marial. La Vierge et son fils définissent une pyramide à large base. A la différence d'autres pietà, Marie exprime ici une douleur contenue. Elle se penche vers le corps de Jésus posé en oblique, le bras droit tombant à terre. Un voile lui couvre le front, rappelant les cagoules des pleurants slutériens.

Bibliographie

"La Sculpture en Bourgogne à la fin du moyen âge"
  Pierre Quarré
  Office du Livre SA, Fribourg (Suisse) - 1978

 

Paire de Lions

en bronze

 Réf. 1530

Exceptionnelle paire de Lions en
bronze à patine brune.





Ils sont représentés marchant, sur des
entablements, de forme oblongue,
à plan octogonal, en bronze doré
ornés d'attributs de musique et de
guirlandes nouées.





Ils reposent sur des petits pieds
en toupie.

 
Époque Empire

Largeur 35 cm
Hauteur 26 cm



A pair of Empire Lions

Exceptional pair of Empire bronze
with brown patina Lions.

Each depicted walking, above an oblong
ormolu stand of octogonal shape,
adorned with a rich ornamentation of
music attributes and knotted garlands,
on eight small turned tapering feet.


Width 13 3/4 in.
Height 10 1/4 in.